jeudi 9 septembre 2010

2011: Un anno con Casapound Italia



Produzione: Spazio Lacerba -Casapound Arezzo.  Il calendario sarà disponibile alla tre giorni di Casapound.   Prenotatelo alla mail spaziolacerba@yahoo.it
Il prezzo è di 10,00 euro.

www.casapounditalia.org

mercredi 8 septembre 2010

Karel De Gucht : le commissaire européen qui a dit tout haut ce que les autres diplomates goys pensent tout bas à propos des sionistes

Si Karel De Gucht n’est pas vraiment antisioniste (droite libérale belge), il a au moins le mérite de savoir parler franchement sur le lobby qui n’ “existe pas” …
Ayant affiché au micro de la radio belge VRT son scepticisme sur les chances de succès des nouvelles négociations entre l’entité sioniste et l’Autorité palestinienne, signalant que le Premier ministre israélien “n’est certainement pas une colombe“, De Gucht s’était alors expliqué : “le lobby juif au capitole ne doit pas être sous-estimé. C’est le groupe de pression le plus organisé, en d’autre terme, il ne faut pas sous-estimer l’emprise du lobby juif sur la politique américaine, tant dans le camp démocrate que républicain “.
Ne sous-estimez pas non plus l’avis du juif moyen en dehors d’Israël“, chez qui il existe “la croyance d’avoir raison“, a enchainé De Gucht. “Il n’est pas facile, même avec un juif modéré, d’avoir une conversation rationnelle“.
Partout dans le monde, la diaspora sioniste appelle à la démission de Mr de Gucht (via la presse, des congrès etc …). Or, ces propos n’ont absolument rien de condamnables et sont logiques pour la première personne lambda qui connait un tant soit peu des sionistes …

www.intransigeants.com

Pakistan : la situation ne cesse d’empirer, 21 millions de sinistrés


La situation au Pakistan, dévasté par des inondations historiques dues à une mousson sans précédent, ne cesse d’empirer, affectant désormais directement 21 millions de personnes, c’est ce qu’a annoncé mardi l’ONU.
"La situation continue d’empirer puisqu’on est presque à 21 millions de personnes directement affectées par ces inondations", a expliqué une porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), Elisabeth Byrs, lors d’un point de presse. Alors que les eaux se sont retirées depuis plusieurs semaines du nord et du centre du pays, les agences humanitaires sont particulièrement préoccupées par la montée des eaux qui se poursuit dans la province méridionale du Sind, dans la basse vallée de l’Indus, menaçant particulièrement la ville de Dadu de plusieurs dizaines de milliers d’habitants.
Dans le Sind où les ordres d’évacuation se multiplient, "il y a presque 7 millions de personnes sinistrées", a insisté Mme Byrs, relevant toutefois que les pluies ont baissé en intensité. Pour faire face à des besoins grandissants des populations qui ont tout perdu (1,8 millions de maisons ont été détruites, selon les données officielles du Pakistan), "les centres humanitaires travaillent à plein régime, les agences sont montées en puissance", a indiqué la porte-parole. Les humanitaires restent néanmoins confrontés à "des contraintes logistiques et les difficultés qui sont énormes", a-t-elle relevé.
La porte-parole souligne d’autre part que l’appel de fonds de l’ONU lancé le 11 août "stagne toujours" depuis dix jours. Les 460 millions de dollars réclamé alors pour le Pakistan ne sont pourvus qu’à 64% (294,4 millions de dollars). Surtout, a-t-elle insisté, deux secteurs clé restent sous-financés, la santé (50% des besoins) ainsi que l’eau, l’assainissement et l’hygiène (30%).

www.almanar.com.lb

Sakineh : Dieudonné part en Iran

Dieudonne M’Bala M’Bala partira dimanche en Iran pour "demander la clémence pour l’Iranienne Sakineh" a-t-il annoncé mardi lors d’une conférence de presse. L’humoriste a convié le philosophe Bernard-Henri Levy, très impliqué dans la défense de la jeune Iranienne, "à s’associer à cette démarche".

Lundi, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’était également dit prêt à se rendre en Iran. Le Parlement européen, qui a bouleversé son ordre du jour estimant qu’il y avait "urgence, a également apporté son soutien unanime à Sakineh. Les eurodéputés ont dénoncé une "pratique inhumaine, d’un autre temps".
Sakineh Mohammadi Ashtiani a été condamnée à mort par lapidation en 2006 pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari. Cette condamnation a déclenché une vaste campagne internationale pour éviter ce châtiment qui a été provisoirement suspendu. Mais son fils a dit lundi craindre l’exécution de la sentence après la fin du Ramadan, soit vers la fin de la semaine.
Depuis la diffusion par la télévision iranienne le 11 août dernier de ses "aveux" que sa famille et ses avocats considèrent comme forcés, l’entourage de Sakineh n’a plus eu de ses nouvelles. Nous avons appris qu’elle a reçu 99 coups de fouet supplémentaires en prison", a indiqué son fils.

www.egaliteetreconciliation.fr

Une justice idéologique, une justice anti-nationale

Dans un communiqué en date du 6 septembre dernier Marine Le Pen, vice-présidente exécutive du Front national a, avec justesse, dénoncé la libération de Monsif Ghabbour, un des deux braqueurs présumés du casino d’Uriage-les-Bains, qui est un délinquant récidiviste, mis en examen pour vol à main armée et tentative d’homicide volontaire contre des policiers.Elle a mis ce fait en regard avec le maintien en détention de René Galinier, un septuagénaire gravement malade, qui n’a fait que chercher à se défendre lors d’un cambriolage.


Marine Le Pen relève que « cette forfaiture judiciaire illustre l’irresponsabilité de certains magistrats guidés par des motivations politiques et témoigne d’une justice partisane qui se montre impitoyable envers certains citoyens et indulgente avec les criminels. »


On ne peut cerner plus clairement le problème et une bonne part de la criminalité que nous subissons est étroitement corrélée tant au sentiment d’impunité dont bénéficient les délinquants qu’à l’impression, qu’ils peuvent même avoir, que les juges sont de leur côté. C’est ce qu’a récemment résumé Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie, le second syndicat d’officiers de police, en déclarant que « La clé des problèmes de sécurité dans notre pays, c’est l’absence de réponse pénale », avant d’ajouter que « certains magistrats trahissent la mission dont ils sont investis et sabotent systématiquement le travail des policiers».


J’ai eu un exemple de ce comportement des juges pas plus tard qu’hier, dans ma bonne ville de Nantes. Il s’est en effet trouvé un magistrat du tribunal de grande instance pour condamner notre municipalité à indemniser 29 romanichels qui avaient été expulsés en avril dernier d’un terrain communal. Pour quelle raison cette manne financière leur a-t-elle été accordée ? Parce que « le commandement d’avoir à quitter les lieux » qui leur avait été signifié portait la mention « immédiatement » et non pas une date définie précisément !


A Nantes toujours, les quotidiens locaux ont révélé que près de 75 % des étrangers clandestins interpellés ne sont pas reconduits aux frontières mais libérés après une courte garde à vue. Pourquoi ? Parce qu’invoquant des défauts de procédure, qu’en temps habituel ils se gardent bien de relever, les juges nantais annulent, dans un premier temps, au moins 50 % des interpellations. Ensuite, c’est à la procédure de reconduite à la frontière qu’ils s’attaquent avec le même brio en en annulant encore environ 1/3 !


Et encore n’est-on là que sur des faits sans réelle gravité. Mais quand les choses se corsent les juges agissent de même et font preuve d’un laxisme qu’on peut alors réellement qualifier de criminel.


Quelques exemples relevés dans les médias ces dernières semaines montrent qu’il s’agit bien d’une tendance générale :


- le 11 août, à Lomme, agression gratuite dans un bowling d’un père de famille, David X., par un certain Youssef H., 22 ans. Celui-ci, jugé en comparution immédiate n’est condamné qu’à six mois de prison avec sursis


- 12 août, à Perpignan, trois jeunes, âgés d’une vingtaine d’années, qui avaient roué de coups un policier doivent répondre d’outrage, rébellion et violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Ils sont condamnés à … un mois de prison !


- le 16 août, à Amiens, relaxe d’un voyou ayant caillassé des policiers de la BAC.


- 27 août, deux « jeunes » de 19 ans et 23 ans sont condamnés à huit mois de prison avec sursis par le tribunal de Bobigny, pour violences volontaires aggravées en réunion. Ils avaient agressé un policier à Epinay-sur-Seine et l’avaient traîné sur plusieurs mètres avec leur voiture…


- 29 août, un homme attaque les gendarmes d’Esbly avec une barre à mine. Il est neutralisé et incarcéré. Un juge le fait libérer et décide qu’il ne sera pas jugé mais fera l’objet d’une composition pénale (donc sa sanction sera soit une amende, soit des TIG).


- 2 septembre, le tribunal correctionnel de Pontoise condamne cinq hommes, tous d’origine étrangère, accusés d’enlèvement, de séquestration, de violences volontaires et de vol en réunion, à des peines allant de six mois à deux ans de prison, dont une partie assortie du sursis.


Par contre, est c’est là que l’on perçoit encore mieux l’idéologie anti-nationale qui meut ces juges, les militants nationaux sont dans le même temps, quand ils ont affaire à la justice, lourdement condamnés. Ainsi, durant la même période deux membres du FN qui n’ont fait que se défendre lors d’un collage d’affiche se voient infliger 12 mois de prison ferme assortis d’un sursis de 6 mois pour l’un et 8 mois de prison ferme assortis d’un sursis de 4 mois pour l’autre, tandis qu’un adolescent Vitry-en-Artois qui tenait un blog est condamné à trois mois de prison ferme pour avoir, sur celui-ci exprimé en des termes trop vifs son hostilité à l’invasion de son pays…


J’allais conclure quand j’apprends qu’Alexandre Simonnot, un dynamique militant d’Île-de-France du Front national vient d’être condamné à 10.000€ d amende pour avoir percé avec sa clef de voiture un préservatif géant, qui défigurait la ville où il réside. Le même jour, et cela justifie tout ce que je viens d’écrire ci-dessus deux jeunes n’ont été condamnés quant à eux qu’à 1€ d amende pour avoir brûlé le drapeau français et accroché un drapeau algérien a la place, au fronton d'une mairie d'une des plus importantes villes de France !

Christian BOUCHET

www.voxnr.com

Brasillach, 58 ans après…

Lundi 3 février 2003, j’entre dans ma semaine tragique. En apparence, rien n’est changé. Je vais, je viens, je vaque vaguement. Je lis. Je rêvasse. Je suis la télé d’un derrière distrait. Je réponds au téléphone : Ca va ? Ça va ? Alors ça va. Accroche-toi, fils, dit Tonton. C’est lui qui retourne à l’hôpital, la caserne de la retraite. En vérité, je suis ailleurs. Comme tous les ans, jusqu’au 6 février, 9 heures 48, j’hiberne dans ma machine à remonter le temps.  J’écoute mon vieux phono à pile : Douce France !…Et puis encore une chanson plus vieille que moi : J’avais un camarade… C’est un air qui me serre le cœur, malgré ses piles.

Est-ce le climat général ? Ce pèlerinage, rituel à la prison de Fresnes, et au stand de tir de Montrouge me paraît encore plus lourd de tristesse et de dérision. Pourquoi, Seigneur, pourquoi ? Sous  les mots d’aujourd’hui, j’entends les mots d’alors. Dans la grisaille froide de l’hiver traînent des rires et des sanglots, des voix légères, des voix amères, beaucoup de ricanement aussi. Quand le ricanement devient la principale arme de défense, il y a du souci à se faire… Des ectoplasmes passent qui rappellent des fantômes. Des similitudes s’ébauchent. Des ressemblances se dessinent. Elles suscitent l’amalgame. Ca clone méchant dans le devoir de mémoire.

Nous voici devant une nouvelle guerre- éclair. La dernière dura sept ans. La prochaine, on ignore. Cent ans ? Perpète ?Le pire n’est pas toujours impossible. Entre les Etats-Unis, maîtres de la mer, de la terre, de la ciel et de la banque, donc des nations les plus friquées de cette vallée de larmes et un terrorisme disparate mais planétaire, tenant les caves, les bidonvilles, les ruines, les gourbis, les grottes, les forêts et les nuits sans lune, le conflit peut durer. Le match au finish, robots contre hommes mutants sous-hommes, réservera des surprises.  La guerre contre la guérilla engendrera un état d’insécurité endémique, totale et tous azimuts. Le monde s’y fera. Il s’y fait déjà. On se fait à tout. Il y aura des périodes d’accalmie pour le commerce, les soldes, la fête des mères. Elles seront suivies de période d’intensité active, comme les volcans pour redonner goût à l’épargne et à la défense de nos valeurs.Les Amerolocks, qu’on est bien obligé de baptiser les Amershylocks, sont prêts. Ils tiennent l’Axe du Bien Washington Tel-Aviv.Ils ont les armes absolues et l’argent. Ils vont avoir l’exclusivité du pétrole jusqu’à extinction des puits. Ils ont gagné la Deuxième guerre mondiale contre des ennemis autrement redoutable que l’Irak. Ils vont gagner celle-ci les doigts dans le nez. Il y a de la place. Ils gagnent toujours, sur tous les tableaux, à n’importe quel prix. Ce sont les autres qui saignent et qui casquent…Ce ne sera pas Féerie mais Tragédie pour une autre fois qu’on va nous jouer et les derniers massacres seront sans bagatelles. Merci Ferdinand de nous avoir affranchis. Ça me rappelle tant de choses à trois jours de l’anniversaire… Le cinquante-septième anniversaire de la mort qui aura le plus marqué ma vie.

Robert Brasillach fut fusillé au fort de Montrouge le 6 février 1945, par un peloton de soldats français en mission d’exécution commandée par la coalition au pouvoir.  Elle se composait de gaullistes, de communistes, de socialistes et de chrétiens-démocrates de surcroît. J’espère n’oublier personne. Dans le cas contraire, le lecteur peut compléter.
Brasillach aurait eu 36 ans au mois  de mars. Écrivain et journaliste français (comme les soldats), il laissait une œuvres diverse, originale et remarquable. Deux livres émouvants de jeunesse que la mort rendait plus précieuse encore ; des poèmes dont les célèbres Poèmes de Fresnes que tint à enregistrer Pierre Fresnay. ; neuf romans riches de promesse, de vie, d’apprentissage ; deux livres sur le cinéma ; un autre sur le théâtre ; des pièces ; une Jeanne d’Arc où se mêlait le présent et le passé : l’Anthologie de la poésie grecque ; des milliers d’articles, de reportages (dont l’un sur Katyn a dû peser sur son destin) ; des études sur les écrivains qui faisaient de lui un des premiers critiques de son temps ( Corneille, Les Quatre Jeudi) ; huit années de feuilleton littéraire hebdomadaire à l’ « Action Française »…Un pareil travail permettait de mesurer celui  que ce jeune homme accomplirait si la vie ne lui était pas ôtée. Cet aspect du drame ne retint ni l’attention de jurés  ni celle des magistrats. Avec l’aval de François de Menthon, ministre de la justice démocrate-chrétien, les premiers avait été choisis sur des listes d’adversaires fournies par le Parti communiste. Dans une situation de guerre civile, ça ne pardonne pas. Les second voulaient faire oublier qu’ils avaient prêté serment au maréchal Pétain.

Ce matin du 6 février 1945, l’air est gris et froid. Brasillach porte une écharpe de laine rouge autour du cou sur un pardessus bleu marine. Le soldat chargé de lui lier les mains au poteau n’y arrive pas. Il doit avoir les doigts gourds. L’officier commandant la mise à mort appelle le maréchal-des-logis. Celui-ci ne réussit pas du premier tout. Les secondes sont terribles. Robert se tient droit devant son poteau. Il a la tête haute, pâle, mais fière… Me Isorni, son avocat, qu’il assiste jusqu’au bout, donna plus tard tous les détails. Le greffier lit l’arrêt qui rejette le pourvoi. Robert lui répond. Au peloton il crie : « Courage !» Il en faut quand on est douze, avec des fusils, et qu’on doit tuer un home ligoté et sans armes. Pour lui il crie aussi :  « Vive la France ». Que peut crier d’autre un nationaliste français ?Le feu de salve explose. Le haut du corps se sépare du poteau. Il semble se dresser vers le ciel. La bouche se crispe. Le maréchal-des-logis de précipite. Il donne le coup de grâce. Quand le condamné à mort n’a pas été gracié, c’est la règle. Une grosse larme de sang goutte sur le front. Le corps a glissé sur le poteau. On l’enlève pour l’emmener au cimetière de Thiais.Il sera enfoui, anonyme dans le quartier des suppliciés. Vive la France !

L’instruction s’était contentée d’une heure et demie pour interroger l’inculpé et lui promettre de répondre aux questions  posées sur un bon millier d’articles.
Le 19 janvier 1945, la délibération fut encore plus rapide. Il lui suffit de vingt minutes. Robert Brasillach était condamné à mort pour intelligence avec l’ennemi. L’intelligence, nul ne doutait qu’il en eût. Avec l’ennemi, c’était moins établi. L’ennemi n’existait plus.  Le traité d’armistice signé le 22 juin 1940 par le Troisième Reich allemand et la Troisième République française le mettait entre parenthèse. En droit, l’article 75 ne s’appliquait pas à Brasillach. Mais que vaut le droit dans la guerre civile ? Que valait-il devant l’énormité des crimes perpétrés en série avec préméditation par l’accusé ?

Ces crimes n’étaient pas discutés. Non seulement Brasillach ne les niait pas, mais il les revendiquait. De 1941 à 1944 il ne cessait de dénoncer l’entrée de la France dans la guerre et les influences qui, après nous avoir désarmés, nous y poussèrent.  Il en profitait pour répéter le peu d’affection qu’il nourrissait pour l’Amérique et Israël. Voici un exemple. A un « Français naïf »  il écrivait : « L’Amérique t’a trompé…Personne ne t’a trompé plus cruellement que l’Amérique… Elle a exploité les divisions de l’Europe qui profitaient à ses marchands de machines et à ses acheteurs d’or. Elle te méprise du haut de ses dollars…de ses banques, de ses trafiquants, de ses nègres et lyncheurs de nègres, de ses puritains et de ses divorces à la vapeur et avant tout du haut de ses Juifs. »
Le mot tabou était jeté. S’il parlait de « l’énergie américaine », des « solides qualités de la race » « des beaux exemples humains (donnés) par les pionniers et les défricheurs de terre », le « malheureux Brasillach » (comme disait Mauriac) revenait vite à son obsession : « A côté de cette Amérique créatrice il y a une Amérique abominable, le ramassis de tout les ghettos de l’Europe centrale, la presse juive, la radio juive, le cinéma juif, les affaires juives, découvrant leur drapeau d’élection dans la bannière étoilée. »

Aujourd’hui ces imprécations épouvantables conduiraient Brasillach devant la XVII Chambre correctionnelle. Elles tombent sur les coups (et le coût) de la loi Fabius-Gayssot qui punit sévèrement la xénophobie, la discrimination raciale et l’antisémitisme. Brasillach serait condamné à de lourdes amendes, à des dommages –intérêts importants et à de la prison ferme. En 1945, quoique le délit de xénophobie fût à géométrie variable, ce qui permettait de déclarer qu’ « il n’y avait de bons Allemands que morts ! » en toute impunité, rien que la mort n’était capable d’expier ce forfait.

Cette perspective n’arrêta pas Brasillach. Au spectacle de la jeunesse allemande se sacrifiant de la mer Noire à la Baltique pour empêcher l’Armée Rouge, équipée et véhiculée par l’Amérique, de débouler jusqu’à Brest en passant par les Galeries Lafayette, le « malheureux » crut utile d’en rajouter. De « collaborateur de raison », il était devenu « collaborateur de cœur » écrivait-il. Alors que les Allemands passaient d’une victoire probable à une défaite certaine, il ajouta : « Indépendamment des fluctuations de la guerre…la France doit s’entendre d’avance avec l’Allemagne pour former avec elle le syndicats des vaincus si le malheur le voulait, pour former avec elle une unité de l’Occident fort dans l’autre cas. »

Une pareille obstination dans l’erreur ne pouvait se terminer que devant les fusils de Montrouge. Si seulement il avait attendu 58 ans ! Ces mêmes fusils lui auraient présenté les honneurs. Et, qui plus est, au commandement du président Chirac. C’est lui qui aujourd’hui privilégie le syndicat France-Allemagne, union n°1 d’un Occident fort, expression du couple franco-allemand dont le premier enfant sera la nationalité commune. Comme le temps passe… Quel avenir aurait été le sien s’il n’était pas allé se livrer aux bourreaux parce qu’ils avaient arrêté sa mère à sa place ! Deux jours avant la fin, à Fresnes, au rez-de-chaussée de la première division, dans cette cellule où je l’ai vu pour la dernière fois, il écrivait : «Tout quand vous voulez mon Seigneur, est possible. » Mais le Seigneur ne le voulut pas et ça saigna.

Voilà, cher Robert, mon cadeau d’anniversaire. Le cinquante-septième, le dernier peut-être…Qui sait ? Quand on aborde ces rivages de l’âge, comment n’y penserait-on pas ? Où qu’on se tourne et retourne, on marche dans un cimetière. Encore une chanson pour mon phono. Fréhel ? Tu te souviens ? Sa voix rauque, veloutée Gauloises-perniflard… Où sont-ils donc tous mes copains ? Si je me permets de te le dire, c’est qu’on ne t’a pas laissé le temps de découvrir les privilèges de la vieillesse.

François Brigneau


Ma Semaine tragique, Le Libre Journal, n°285 du 8 février 2003


lundi 6 septembre 2010

Une enseignante juive intégriste sanctionnée pour avoir trop parlé de la “Shoah” ! ENFIN !

Nouvelle polémique médiatique en France : une enseignante juive intégriste a été suspendue de cours pendant quatre mois par le rectorat de Metz-Nancy ! En effet, durant quinze années, Catherine Pederzoli-Ventura n’a cessé de manquer à ses devoir de réserve et de neutralité, monopolisant le sujet de la Shoah (à laquelle nous croyons tous à mort) au détriment de tous les autres sujets historiques !

On connait énormément de professeurs qui auraient également besoin de quelques mois de repos !

Enseignante d’histoire au lycée Henri-Loritz, un établissement public de Nancy, les cours de Catherine Pederzoli-Ventura ont carrément été qualifiés par l’inspection générale d’ “instrumentalisations des élèves” et “lavages de cerveaux”. Incroyable ! Il est bon de voir que tout le monde n’est pas idéologiquement corrompu et que ces courageux inspecteurs ont décidé de réagir face au chantage auto-culpabilisant bien connu … Cependant, le nettoyage ne fait que commencer, parce qu’à ce niveau de chaînes de télévisions comme ARTE ne sont pas en reste …
Bien sûr, une plainte a été déposée … La plaignante et son avocate invoquent l’ “antisémitisme” (sic) … “Cette enseignante aurait été chrétienne, on n’aurait pas pu dire qu’elle faisait du lavage de cerveaux” a affirmé l’avocate, profitant de l’occasion pour lancer une petite pique christophobe …
Nous proposons un deal : l’enseignante sioniste peut donner cours à condition que les membres de l’équipe rédactionnelle des Intransigeants puissent s’inscrire dans sa classe en tant qu’élèves libres … L’objectif s’inverse : elle doit tenir le coup durant quatre mois ! On pourrait même en faire un jeu de télé-réalité, ça ferait un bon programme télé !
Des rumeurs affirment que certains professeurs de lycée de votre serviteur El Cristero, avec son franc-parler bien connu en matière historique, ne se sont toujours pas remis de cette période très éprouvante …
www.intransigeants.com

On aime quand Benoist XVI parle comme cela...

Le récent discours de Benoit XVI, ci-dessous, est très juste et vrai … Cela ne veut évidemment pas dire que l’Eglise conciliaire s’est sortie du bourbier dans lequel elle s’est aventurée depuis quarante années … Il y a encore beaucoup d’efforts et de prières à faire …
La culture actuelle, dans certaines régions du monde, surtout en Occident, tend à exclure Dieu ou à considérer la foi comme un fait privé, sans aucune pertinence pour la vie sociale. Alors que toutes valeurs qui fondent la société proviennent de l’Evangile – comme le sens de la dignité de la personne, de la solidarité, du travail et de la famille –, on constate une sorte d’ « éclipse de Dieu », une certaine amnésie, voire un réel refus du christianisme et un reniement du trésor de la foi reçue, au risque de perdre sa propre identité profonde. [...] Le relativisme ambiant, qui consiste à dire que tout se vaut et qu’il n’y a aucune vérité ni aucun repère absolu, n’engendre pas la vraie liberté mais instabilité, déception, conformisme aux modes du moment. [...]
Notre contexte culturel, chers jeunes, a de nombreuses ressemblances avec celui des Colossiens d’alors. En effet, il y a un fort courant « laïciste », qui veut supprimer Dieu de la vie des personnes et de la société, projetant et tentant de créer un «paradis» sans Lui. Or l’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est un «enfer» où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance. A l’inverse, là où les personnes et les peuples vivent dans la présence de Dieu, l’adorent en vérité et écoutent sa voix, là se construit très concrètement la civilisation de l’amour, où chacun est respecté dans sa dignité, où la communion grandit, avec tous ses fruits. Il y a cependant des chrétiens qui se laissent séduire par le mode de penser laïciste, ou qui sont attirés par des courants religieux qui éloignent de la foi en Jésus Christ. [...]
Tant de chrétiens ont été et sont un témoignage vivant de la force de la foi qui s’exprime par la charité : ils ont été artisans de paix, promoteurs de justice, acteurs d’un monde plus humain, un monde selon Dieu. Ils se sont engagés dans divers domaines de la vie sociale, avec compétence et professionnalisme, contribuant efficacement au bien de tous. La charité qui jaillit de la foi les a conduits à un témoignage très concret, en actes et en paroles : le Christ n’est pas seulement un bien pour nous-mêmes, il est le bien le plus précieux que nous avons à partager avec les autres.”

www.intransigeants.com

Toutes les condamnations à mort ne sont pas aussi graves…

Nombre d’entre vous ont sans doute entendu parler, ces dernières semaines, de Sakineh. Cette iranienne, dont les médias nous relatent le triste sort en ne citant familièrement que son prénom, serait emprisonnée à Tabriz, attendant d’être mise à mort par lapidation pour avoir commis le « terrible crime » d’adultère… 

Et les commentateurs de gloser ad nauseam sur l’archaïsme de la République islamique d’Iran, sur la dictature rétrograde qui y règne, sur le malade mental qui la dirige, etc.

Pourtant, les faits sont tout autres :

Fin 2006, une femme et deux hommes sont arrêtés en Iran dans une affaire de meurtre. L’un des trois accusés se trouve être le commanditaire du meurtre d’un certain Mohammadi-Ashtiani et cet homme est l’amant de la veuve du défunt. L’assassin est mis en prison et n’est pas condamné à mort, car il bénéficie du « pardon » de l’un des fils la victime. L’épouse, Sakineh Mohammadi-Ashtiani, quant à elle est condamnée à mort par pendaison pour complicité d’assassinat. Aucune déclaration officielle ne permet d’affirmer qu’un autre type de condamnation ait pu exister.

Juillet 2010, dans un contexte de tensions sur la question de la possession et du déploiement de technologies nucléaires par l’Iran, et dans une période de très grande hostilité de l’entité sioniste vis-à-vis de l’Iran, le Human Rights Watch, ONG américaine, dirigé par un procureur de New-York et proche des mouvements sionistes, s’intéresse soudain au cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, et parle de lapidation imminente. 

En France, Bernard Henry Lévi, dont il est inutile de commenter les affinités sionistes, au point que certain le considèrent comme un sayan (voir sur ce même site l’entretien avec Jacob Cohen sur son livre Le Printemps des sayanim), organise une pétition signée en grande pompe par ses fans dont Ségolène Royal, Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing et Carla Bruni, qui engage la France en déclarant sur le site de l’entarté (avec reprise sur celui de Libération et du magazine Elle), « Du fond de votre cellule, sachez que mon mari plaidera votre cause sans relâche et que la France ne vous abandonnera pas ». 

Aux États-Unis mêmes, Hillary Clinton monte au créneau et se dit « profondément concernée » par l’affaire.

Un comité international de femmes, rapidement constitué, appelle à manifester dans 100 villes de par le monde contre la lapidation de Sakineh le 28 août prochain.

Etc.

Dans le même temps, tout ce beau monde est resté d’une discrétion totale face à un appel d’Amnesty international en date du 20 août dernier. L’association demandait à la justice saoudienne de ne pas appliquer la loi du talion, après qu’un juge ait condamné un homme ayant entraîné la paralysie d’un autre lors d’une bagarre à avoir sa moelle épinière tranchée par des médecins, ce qui entraînera au mieux sa tétraplégie au pire son décès…

De même, tous ces grands humanistes sont d’une discrétion absolue face au sort de Linda Carty, 59 ans, une citoyenne britannique, vivant aux Etats-Unis, qui doit être exécutée par injection létale dans les prochaines semaines alors qu’elle n’a cessé de clamer son innocence.

De ces trois condamnations, une seule a été mise en avant et une seule est considérée comme inacceptable par les médias et les faiseurs d’opinion. Il est vrai que les juges qui l’ont décidée sont des fonctionnaires d’un pays résistant… Les deux autres condamnations ne comptent pas et doivent être tues. Les juges de l’Empire et de ses alliés ne pouvant pas, quant à eux, se tromper, il convient donc de les laisser faire leur travail sans que l’opinion publique ne s’en mêle.


Christian Bouchet


www.voxnr.com

dimanche 5 septembre 2010

Giorgio Freda : Nazi-maoïste ou révolutionnaire inclassable

«Je hais ce livre. Je le hais de tout mon coeur. Il m’a donné la gloire, cette pauvre chose qu’on appelle la gloire, mais il est en même temps à l’origine de toutes mes misères. Pour ce livre, j’ai connu de longs mois de prison, (...) de persécutions policières aussi mesquines que cruelles. Pour ce livre, j’ai connu la trahison des amis, la mauvaise foi des ennemis, l’égoïsme et la méchanceté des hommes. C’est de ce livre qu’a pris naissance la stupide légende qui fait de moi un être cynique et cruel, cette espèce de Machiavel déguisé en cardinal de Retz que l’on aime voir en moi». Ces quelques lignes, écrites par Curzio Malaparte en introduction à son célèbre essai Technique du coup d’Etat, l’auteur de La désintégration du système, Giorgio Freda, aurait pu les faire siennes. Car, pour avoir rédigé cette modeste brochure qui, en une soixantaine de pages très denses, sape à la base le système bourgeois, ce jeune éditeur a subi des années de persécutions judiciaires et mediatiques.

LES EDIZIONI DI AR

Le 26 octobre 1963, le sénateur Umberto Terracini, membre influent de la communauté juive et du Parti communiste italien, dénonce publiquement auprès des ministres de l’Intérieur et de la Justice la diffusion, à Padoue, «d’un immonde opuscule portant le titre Gruppo di Ar qui, reprenant les plus ignobles thèses racistes du nazisme italien, qualifie ouvertement les auteurs éditeurs comme les partisans d’une idéologie antidémocratique», et demande «si des mesures et lesquelles ont été proposées et prises afin de cautériser la plaie fétide et purulente avant qu’elle n’étende la sphère de son action».

A l’origine du groupe ainsi publiquement stigmatisé, l’on trouve un jeune juriste platonicien et évolien, Giorgio Freda. Le terme d’Ar, choisi comme dénomination, se veut éminemment symbolique, puisqu’il s’agit, dans de nombreuses langues indo-européennes, de la racine sémantique connotant l’idée de noblesse, d’aristocratie.

Dès 1964, Freda doit affronter un procès pour avoir dénoncé dans une brochure la politique sioniste en Palestine. Ce n’est que le premier d’une longue série. La même année, les Edizioni di Ar, qu’il vient de fonder, publient leur premier livre, l’Essai sur l’inégalité des races d’Arthur de Gobineau. Suivront des écrits mineurs de Julius Evola, et les oeuvres de Corneliu Codreanu. Chaque titre est tiré à 2000 exemplaires.

Deux constantes dans l’engagement militant de Freda : la lutte contre le sionisme international, dont Israël, estime-t-il, n’est que la partie émergée, et le combat contre le Système libéral bourgeois, expression de l’impérialisme américain en Europe depuis 1945. Concernant l’antisionisme, Freda est l’éditeur qui, le premier en Italie, a soutenu les combattants palestiniens, alors même que la Droite, incarnée par le MSI, exaltait Israël, «rempart de l’Occident contre les Arabes asservis à Moscou». C’est lui qui organisera, en mars 1969, à Padoue, en liaison avec le groupe maoïste Potere Operairo, la première grande réunion en Italie de soutien à la résistance palestinienne, en présence de représentants du Fatah de Yasser Arafat. Le lobby sioniste ne lui pardonnera jamais. En outre, ne se contentant pas d’un simple soutien verbal, comme tant d’intellectuels distingués, il se procurera des minuteries en vus de les remettre à un représentant supposé du Fatah.

LA DÉSINTÉGRATION DU SYSTEME

Mais Giorgio Freda est avant tout l’homme d’un texte. Et quel texte ! Il s’agit de La désintégration du système, qui voit le jour en 1969, en pleine contestation étudiante. L’Italie subit alors, non une explosion soudaine et aussi vite retombée comme en France, mais un «mai rampant». Convaincu de l’impérieuse nécessité d’une subversion radicale du monde bourgeois, Freda estime que tout doit être tenté, au moment où beaucoup de jeunes cherchent à donner un contenu véritablement révolutionnaire à la révolte étudiante, pour éviter que celle-ci ne soit récupérée par les tenants de l’orthodoxie marxiste ou du réformisme social-démocrate. C’est à ces jeunes que s’adresse La désintégration du système, qui loin d’être le programme personnel du seul Freda, synthétise des exigences communes à tout un milieu national-révolutionnaire, de Giovane Europa à Lotta di Popolo.

Le ton du texte est résolument offensif. Disciple d’Evola, Freda est le premier à ne pas se contenter de commenter doctement ses écrits, mais à passer de la théorie à la pratique, à tel point que l’on peut voir dans La désintégration du système la pratique politique de la théorie exposée dans Chevaucher le tigre, le dernier essai d’Evola. Avec cet ouvrage, le baron a donné le cadre intellectuel dans lequel s’inscrit l’action de Freda en affirmant qu’il ne saurait y avoir de compromis avec le système bourgeois. «Il y a une solution, écrit Evola, qu’il faut résolument écarter: celle qui consisterait à s’appuyer sur ce qui survit du monde bourgeois, à le défendre et à s’en servir de base pour lutter contre les courants de dissolution et de subversion les plus violents après avoir, éventuellement, essayé d’animer ou de raffermir ces restes à l’aide de quelques valeurs plus hautes, plus traditionnelles». Et le baron d’ajouter : «Il pourrait être bon de contribuer à faire tomber ce qui déjà vacille et appartient au monde d’hier, au lieu de chercher à l’étayer et à en prolonger artificiellement l’existence. C’est une tactique possible, de nature à empêcher que la crise finale ne soit l’oeuvre des forces contraires dont on aurait alors à subir l’initiative. Le risque de cette attitude est évident : on ne sait pas qui aura le dernier mot».

Dans La Désintégration, Freda n’est pas tendre avec les valeurs et les idoles de la société bourgeoise. Ordre pour l’ordre, sacro-sainte propriété privée, capitalisme, conformisme moral, anticommunisme viscéral et aveugle, pro-sionisme et philo-américanisme, mais aussi Dieu, prêtres, magistrats, banquiers, rien ni personne n’échappe à sa critique. A ce modèle marchand dominant, il propose une véritable alternative, réaffirmant la doctrine traditionnelle de l’Etat, opposée intégralement aux pseudo-valeurs bourgeoises, et élaborant un projet étatique cohérent, dont l’aspect le plus spectaculaire est l’organisation communiste de l’économie -un communisme spartiate et élitiste, qui doit plus à Platon qu’à Karl Marx -.

Homme d’action, Freda vomit les pseudo-intellectuels évolo-guénoniens enfermés dans leur tour d’ivoire. Il a des mots très durs pour certains évolomanes, «stériles apologètes du discours sur l’Etat», «adorateurs d’abstractions», «champions des témoignages conceptuels», qui ne sont, à ses yeux, que des chevaucheurs de tigres de papier. «Pour nous, écrit-il, être fidèle à notre vision du monde - et donc de l’Etat - signifie se conformer à elle, ne rien laisser de non entrepris pour la réaliser historiquement». Dans cette perspective, il manifeste clairement l’intention d’aller à la rencontre des secteurs objectivement engagés dans la négation du monde bourgeois, y compris l’ultra-gauche extra-parlementaire à laquelle il propose une stratégie loyale de lutte unitaire contre le Système. Il est alors en contact avec divers groupes maoïstes, comme Potere Operaio et le Parti communiste d’Italie-marxiste léniniste.

«Chez un soldat politique, la pureté justifie toute dureté, le désintérêt toute ruse, tandis que le caractère impersonnel imprimé à la lutte dissout toute préoccupation moraliste». C’est sur ces fortes paroles que se clôt le manifeste.

VICTIME DE LA DEMOCRATIE

Le 12 décembre 1969, une bombe explose dans la Banque nationale de l’agriculture, Piazza Fontana, à Milan, tuant 16 personnes et en blessant 87. La section italienne de l’Internationale situationniste d’ultra-gauche diffuse un manifeste intitulé Le Reichstag brûle, qui dénonce le régime comme le véritable organisateur du massacre. Les situationnistes ne cesseront de répéter que la bombe de Piazza Fontana n’était «ni anarchiste, ni fasciste».

Giorgio Freda, quant à lui, poursuit sa lutte intellectuelle contre le Système. En 1970, dans une préface à un texte d’Evola, il envisage favorablement la possibilité d’une guérilla urbaine en Italie. En avril 1971, les Edizioni di Ar publient officiellement, pour la première fois dans la péninsule depuis 1945, Les Protocoles des Sages de Sion. Le même mois, Freda est arrêté et accusé d’ «avoir diffusé des livres, des imprimés et des écrits contenant de la propagande ou instigation à la subversion violente». La machine répressive se met en branle. Pour la première fois depuis la fin du régime fasciste, un magistrat entend appliquer l’article 270 du Code Rocco. Peu après, les Edizioni di Ar publient L’ennemi de l’homme, un recueil de la poésie palestinienne de combat, provoquant la fureur des sionistes.

En juillet 1971, le juge d’instruction modifie les chefs d’accusation et reproche à Freda d’avoir fait «de la propagande pour la subversion violente de l’ordre politique, économique et social de l’Etat» par l’intermédiaire de La désintégration du système , «où il est fait allusion à la nécessité de la subversion, par des moyens violents, de l’Etat démocratique et bourgeois et de son remplacement par un organisme étatique défini et caractérisé comme Etat populaire».

Nullement impressionné par la répression, les Edizioni di Ar publient, en novembre 1971, la traduction italienne du Juif international d’Henry Ford.

Le 5 décembre 1971, Freda est de nouveau arrêté. Il n’est plus seulement poursuivi pour délit d’opinion, mais on l’accuse carrément d’avoir organisé le massacre de Piazza Fontana. Puisqu’on ne réussit pas à coincer les «anarcho-fascistes», on coincera les «nazi-maoïstes». Les accusations contre Freda reposent sur deux types d’indices: il aurait acheté des minuteries dont les débris furent retrouvés dans la banque, ainsi que les sacs de voyages dans lesquels furent déposées les bombes. Or, Freda avait bel et bien acheté des minuteries, remises à un capitaine des services secrets algériens qui les lui avait demandées pour les Palestiniens. L’hebdomadaire Candido, qui menera une enquête en RFA auprès du fabricant, recueillera les preuves que les minuteries vendues en Italie n’étaient pas 57 , comme le soutenait le juge - Freda en avait acheté 50 -, mais plusieurs centaines, et que les modèles achetés par l’éditeur différaient de ceux utilisés pour l’attentat. De plus, la commerçante de Bologne qui avait vendu quatre sacs de voyage semblables à ceux utilisés pour l’attentat ne reconnaîtra pas comme acheteur Freda, mais deux officiers de police... Bien entendu, le juge d’instruction ne tiendra aucun compte de ces preuves à décharge. Freda commence son tour des prisons italiennes Rien que pour 1972, Padoue, Milan et Trieste. Puis Rome, Bari, Brindisi, Catanzaro.

Traité de «maoïste» ou d’«agent de la Chine communiste» par la Droite, en particulier les néo-fascistes du MSI, de «raciste fanatique» ou d’«antisémite délirant» par la gauche légaliste et les milieux sionistes, rejeté peureusement par certains hommes d’ultra-gauche avec lesquels il avait collaboré activement, Giorgio Freda est alors affublé par la presse de l’étiquette, qui se veut infamante, de «nazi-maoïste». Seul point positif, grâce au battage mediatique, les 1500 exemplaires de La désintégration du système sont rapidement épuisés. Quelques années plus tard, Freda admettra que ce texte a été plus pris en considération par les ultras de gauche que par ceux de droite.

LE PROCES

En janvier 1975 s’ouvre, devant la Cour d’Assises de Catanzaro, le procès-fleuve de Piazza Fontana. Sont jugés l’anarchiste Pietro Valpreda et onze complices, le néo-fasciste Giorgio Freda et douze coinculpés. Arrivé au terme de la détention préventive, Freda est remis en liberté et assigné à résidence en août 1976. Ses convictions sont demeurées intacts. C’est ainsi qu’en 1977, alors qu’il risque une condamnation à perpétuité, il n’hésite pas, dans un entretien qu’il accorde à son camarade Claudio Mutti, à parler de la lutte armée comme de la meilleure forme d’opposition au Système en Italie !

Convaincu que les dés sont pipés et que sa condamnation ne fait aucun doute, Freda s’enfuit en octobre 1978. Il est capturé, pendant l’été 1979, au Costa-Rica, dont il n’est pas extradé, mais ramené de force par la police politique italienne.

La farce judiciaire se poursuit. En décembre 1984, s’ouvre à Bari le quatrième procès pour le massacre de Piazza Fontana. Après seize ans d’enquête, Freda est finalement acquitté de ce crime, son incarcération n’étant maintenue que pour délit d’opinion, «association subversive» selon le jargon juridique italien, qui lui vaut une condamnation à quinze ans de prison.

A sa libération, Freda fera encore parler de lui dans les media en lançant le Fronte nazionale, ce qui lui vaudra d’être une nouvelle fois arrêté et poursuivi, en juillet 1993. Décidément, bon sang ne saurait mentir !

Edouard Rix

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